Stress et personnalité : comment votre caractère provoque votre stressabilité

Nous avons vu comment fonctionne le cerveau, et comment à cause de l’indépendance des lobes cérébraux, il y a constante possibilité d’ordres conflictuels, et donc, stress. D’où les dysfonctionnements

 

En cas de stress, surtout si votre caractère est plutôt colérique, vous aurez tendance à exploser

La stressabilité naît des dysfonctionnements, qui occasionnent une tendance à stresser quand une situation vous paraît négative ou insolvable. 

Comment intervient le caractère dans une situation de stress ?

En temps normal, les fonctions du cerveau collaborent. Par contre, lorsqu’une situation inhabituelle est perçue comme stressante, les aires cervicales reprennent leur indépendance, et agissent en fonction de l’historique de la personne. 

Si vous êtes une personne ouverte au changement, vous vous adapterez plus facilement à une situation inhabituelle. Vous essayerez de trouver des réponses d’adaptation, et éviterez de tomber dans la peur ou l’affrontement. Par contre, si vous êtes une personne au caractère trempé, voire rigide, vous résisterez et vous en remettrez à vos réponses habituelles, inadaptées dans ce cas-là. C’est alors que vous créerez malgré vous du stress.

Si vous vous identifiez à cette personne, vous risquez de vous trouver constamment stressé(e), car vous faites plus volontiers appel aux fonctions automatiques du cerveau comme les réflexes, les habitudes, les routines, … Dans ce cas, le cerveau limbique va déclencher certaines émotions, qui se répercuteront sur le cerveau reptilien. Celui-ci, en tant que responsable de la survie, vous poussera vers trois comportements : l’attente dissimulée, la fuite, ou l’agressivité. 

En cas de stress, tous les voyants : cérébraux, émotionnels, physiques, passent au rouge. Il est temps de se ressaisir…

Si vous choisissez la dissimulation, vous attendrez que l’orage passe, mais en intégrant dans vos cellules le message que cette situation est stressante. Une autre solution serait la fuite, mais la fuite est impossible dans ces cas-là. Et c’est pour cela qu’il y a stress. L’alternative sera donc de faire face. Vous devenez alors agressif(ve), et pour le coup vous vous mettez en danger en choisissant d’affronter l’adversaire, sans calculer les risques éventuels (physiologique, social, familial…).   

Que faut-il faire dans ce cas-là ?

L’idée n’est pas nécessairement de changer de caractère, mais de donner, pour ainsi dire, sa chance au préfrontal, qui est le siège de l’intelligence adaptative. C’est-à-dire, de vous donner le temps de réfléchir avant de réagir. 

En cas de stress, il est urgent de savoir s'arrêter afin de se donner le temps de réfléchir avant d'agir. Le temps de faire une pause

Dans une situation de menace, les sens transmettent le message de vigilance à l’organisme. En un instant, les messages nerveux sensoriels passent des sens aux fonctions du cortex, puis à l’amygdale. Ils déclenchent ainsi des émotions de peur, avant même de transmettre les signaux appropriés aux modifications corporelles, et de provoquer la moindre contraction musculaire qui immobilise l’organisme.

Il est donc indispensable d’arriver le plus rapidement possible à décontracter vos muscles en respirant profondément, et de rétablir ainsi la circulation normale du sang. En effet, lors de la contraction subite du corps, vous êtes instantanément en apnée, ce qui intoxique lentement votre sang, et par là-même votre organisme. La respiration permet de le ré-oxygéner.

Comment s’y prendre ?

Il existe trois méthodes simples et rapides pour cela :

1. Prenez une inspiration profonde par le nez sur cinq temps en gonflant votre ventre, retenez-la pendant cinq temps, et relâchez par la bouche. Cela pendant au moins cinq minutes (5 à 10 minutes en fonction du temps disponible). J’ai choisi cinq temps, mais vous pouvez inspirer et retenir votre respiration sur sept, dix temps. L’important c’est de rétablir rapidement, grâce à une respiration profonde, l’activité normale des fonctions de survie, dont la ré-hydratation de la bouche et l’oxygénation du cerveau. 

En cas de stress, il faut pratiquer une respiration ventrale afin de rétablir dès que possible l'activité normale de l'organisme.

2. La deuxième méthode consiste à décontracter les muscles et les terminaisons nerveuses de votre corps en pratiquant du tapping (ou EFT : Technique de libération émotionnelle) , c’est-à-dire en tapotant sur différentes parties de votre corps : la partie charnue de l’extérieur de votre main (droite ou gauche), autour des yeux, sous le nez et sur le menton, la clavicule, sous les bras, le haut de la tête, en prononçant des mots rassurants, jusqu’à ce que vous ressentiez un sentiment d’apaisement. 

3. La troisième méthode connue sous le nom de yoga prayanama, consiste en une respiration alternée afin d’harmoniser le corps, et de vous apaiser. La technique est simple. Posez votre index et majeur droits (ou gauches) sur votre front entre les deux sourcils. Fermez votre narine gauche avec l’annulaire, et inspirez profondément par la narine droite. Fermez la narine droite avec le pouce, et expirez par la narine gauche. Recommencez en inversant le mouvement. Inspirez par la narine gauche, fermez la narine droite, et expirez par la gauche. Et ainsi de suite pendant au moins 5 minutes. 

N.B. : la respiration doit être ventrale –en gonflant le ventre afin d’éviter de bloquer l’air dans les poumons, ce qui donne une impression d’étouffement lié au stress.

Ces trois méthodes, très pratiques en toutes circonstances –au travail ou même dans le métro–, permettent de détourner le cerveau du blocage émotionnel vers des fonctions de réflexion et de prise de décision plus adéquates et raisonnées, plutôt que de s’enfermer dans des émotions incontrôlables. 

Ma question du jour

Que pensez-vous des méthodes proposées dans l’article ?  

Quelles sont vos techniques pour dé-stresser ? Faites-vous des exercices, de la marche, du sport ? Â quel rythme ? 

D’ici là, vivez pleinement 

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